Questions fréquentes

1. Qu’est-ce que Sign for my Future ?

Sign for my Future est un mouvement citoyen, devenu la coalition la plus vaste jamais formée, constituée de jeunes, dirigeants d’entreprise, organisations de la société civile, médias et le monde scientifique, qui veulent que nos prochains gouvernements assurent, en ce moment charnière, un climat viable et un bel avenir pour nos enfants.

La situation actuelle nous mène à un réchauffement climatique de plus de 3 degrés, ce qui met l’avenir de nos enfants en danger. Si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas rapidement dans les années à venir, les responsables politiques perdront toute chance d’assurer un climat viable pour nous et les prochaines générations. Les autorités doivent donc mettre en place une politique climatique forte, et ce dès la prochaine législature.

Sign for my Future souhaite montrer aux responsables politiques que la société dans son ensemble – citoyens jeunes et vieux, institutions scientifiques, entreprises et société civile – demande une politique climatique solide et est prête à les soutenir dans leurs efforts. En signant sur signformyfuture.be, vous demandez à tous les responsables politiques d’enfin s’occuper de l’élaboration d’une politique climatique à la hauteur de l’enjeu, et donc de l’avenir de nos enfants.

Les solutions pour lutter contre le réchauffement climatique existent. Les autorités connaissent les mesures à prendre. Elles doivent à présent agir.

Nous savons bien que la transition vers une Belgique climatiquement neutre demandera des efforts à chacun d’entre nous. Mais nous sommes également convaincus que cette transition offre de nombreuses opportunités, telles qu’une augmentation de l’activité économique durable, la création d’emplois, une meilleure qualité de l’air et une meilleure santé pour nous tous.

2. Quels sont les objectifs de Sign for my Future ?

Nous voulons que les prochains gouvernements fassent le nécessaire pour préserver un climat vivable.

Nos pouvoirs publics doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir le réchauffement climatique nettement en-dessous de 2 degrés, et en visant 1,5 degré, comme défini dans l’accord de Paris sur le climat. Concrètement, nous voulons que les autorités élaborent une politique qui permette à la Belgique de devenir climatiquement neutre d’ici 2050. Pour emprunter la bonne voie en cette période charnière, d’importantes réductions d’émissions doivent avoir lieu dès les prochaines années. Pour garantir cette réduction, nous avons trois revendications :

1. Une loi sur le climat : intégrons l’objectif d’une Belgique climatiquement neutre à l’horizon 2050 ainsi que les objectifs intermédiaires pour y arriver dans la loi. Ce faisant, nous tenons compte de la diminution des émissions dans les industries et la production d’électricité gérée au niveau européen (SEQE-UE), ce qui garantira une concurrence saine entre entreprises basées en Europe. La loi climat donne un cadre stable pour l'ensemble de l'économie belge.

2. Un plan d’investissement : un plan d’investissement solide et juste sur le plan social doit être lancé afin d’aider et d’encourager les citoyens et les entreprises à assurer la transition vers une société climatiquement neutre. Ce plan d’investissement devrait entrer en vigueur au plus tard d’ici fin 2022. Il devra en outre prévoir une réduction des investissements dans les activités qui nuisent au climat.

3. Une évaluation indépendante de la politique, menée par un conseil climat neutre, composé d’experts.

3. En quoi cette action est-elle différente ?

Il s’agit de la plus vaste coalition jamais formée en Belgique. Les acteurs essentiels de la société -  citoyens, médias, scientifiques, ainsi qu’une large partie des entreprises et de la société civile - se sont réunis en masse derrière les objectifs  de Sign For My Future. De plus, Sign For My Future est une coalition qui se veut temporaire. Le seul objectif est de créer une large plateforme pour une politique climatique ambitieuse en obtenant un maximum de signatures.  

4. Pourquoi il est important de signer pour Sign for my Future ?

Sign for my Future veut lancer un message fort aux politiques en leur demandant de faire tout le nécessaire pour maintenir le réchauffement climatique nettement en-dessous des 2 degrés, en visant à rester sous 1,5° degré.

Dans un premier temps, ceci est important pour assurer un avenir sûr, un climat vivable pour nos enfants. Nous ne voulons pas que nos enfants vivent dans des conditions plus mauvaises que les nôtres.

Nous sommes conscients que les décisions politiques nécessaires pourront impacter notre façon de vivre, mais nous considérons que l’évolution vers une société climatiquement neutre nous offrira aussi, dès aujourd’hui, beaucoup d’opportunités à chacun d’entre nous. Même à court terme, cela mènera à plus d’activité économique durable, à la création de plus d’emplois, à une meilleure qualité de l’air et une meilleure santé pour nous tous.

5. La population veut-elle vraiment ce changement ?

Oui. Prenez l’exemple des manifestations et des derniers sondages : 80% des Belges considèrent le changement climatique comme un problème qu’il faut gérer de toute urgence et près de 3 jeunes sur 4 estiment que le gouvernement ne fait pas assez pour leur avenir. Des milliers d’entre eux descendent dans la rue chaque semaine, et ce mouvement est suivi dans de nombreux pays européens.

Depuis le lancement de l’initiative Sign For My Future, il est devenu évident que ce ne sont pas seulement de nombreux citoyens, des organisations de la société civile ou la communauté scientifique qui exigent plus de mesures climatiques. De nombreuses entreprises elles aussi, attendent une politique climatique plus ambitieuse et plus claire. Aujourd’hui, plus de 100 CEOs de grandes entreprises belges sont ambassadeurs de Sign For My Future. Ils voient les opportunités économiques durables d’une politique ambitieuse. Ils demandent aussi que des décisions soient prises et surtout que les responsables politiques s’y tiennent, indépendamment des législatures.

6. De quelles entreprises et organisations de la société civile sont issues les personnes qui soutiennent cette action ?

Téléchargez le pdf pour un aperçu.

7. La politique climatique belge actuelle ne fonctionne-t-elle pas ?

Non. Les experts sont unanimes : la Belgique n’est pas bon élève. En ce qui concerne les principaux objectifs climatiques à l’horizon 2020, le constat est sans appel : la Belgique n’atteindra pas la plupart d’entre eux. Nous ne sommes pas sur la voie d’un avenir durable en matière d’énergie renouvelable, de réduction de la consommation d’énergie et de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Ces dernières années, les émissions de gaz à effet de serre ont même augmenté. Nous figurons parmi les mauvais élèves d’Europe.

En outre, les défis à venir sont encore plus importants : selon l’Europe, dans les 12 prochaines années, les émissions de gaz à effet de serre devront baisser bien plus vite que précédemment. Sans cela, nous allons dans la direction d’un réchauffement climatique de plus de 3 degrés. Cette situation met notre avenir et celui de nos enfants en péril.

Nous n’y arriverons certainement pas en continuant sur la même voie, c’est pourquoi la politique doit être modifiée en profondeur.

8. Qu’est-ce qu’un pays climatiquement neutre ?

Un pays climatiquement neutre est un pays qui ne provoque plus aucun dégât sur le plan climatique. Cela signifie que la quantité de gaz à effet de serre résiduelle émise par ce pays est égale à la quantité de gaz à effet de serre absorbée (soit de manière naturelle – grâce aux forêts, par exemple – soit de manière artificielle).

À cet effet, il faut immédiatement réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre et devenir climatiquement neutres d’ici 2050. C’est la seule manière de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2 degrés et d’offrir un avenir viable à nos enfants.

La réalisation des objectifs ne doit pas conduire à une augmentation significative des gaz à effet de serre en dehors du territoire belge, mais elle doit favoriser une réduction simultanée dans d’autres pays. Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de produits pourront également baisser.

9. Quelles mesures faut-il prendre pour que la Belgique devienne climatiquement neutre ?

Il existe plusieurs chemins pour atteindre cet objectif. Sign for my Future ne prescrit pas lequel prendre. Il est cependant indispensable de mettre un terme rapide à l’utilisation massive des énergies fossiles.

Nous devons nous débarrasser le plus vite possible du charbon, du pétrole et du gaz comme sources d’énergie pour notre industrie, notre production d’électricité, nos bâtiments et nos transports. Des alternatives existent déjà et nous devons à présent les déployer à grande échelle et les rendre abordables pour tout le monde.

Énergie : nous avons besoin de nouvelles infrastructures, comme les réseaux d’électricité et de chaleur. Par ailleurs, la production d’énergie durable doit rapidement augmenter.

Bâtiments : rénover, isoler et passer du chauffage au mazout et au gaz à des solutions respectueuses du climat.

Transports : véhicules électriques, vélos et transports en commun doivent être stimulés encore plus comme choix logique pour des déplacements rapides, bon marché et confortables.

Industrie : l’utilisation intelligente d’un éventail de techniques, comme l’hydrogène, l’électrification, l’utilisation de CO2 pour fabriquer de nouveaux produits ou la biomasse comme matière première, permettra de réduire significativement la pollution. De plus, nous devons mieux réutiliser et recycler les matières premières et les matériaux. Il faut investir dans une nouvelle économie pour que la Belgique se pose en chef de file et que l’industrie se tourne rapidement vers les énergies renouvelables et innove. Mais la consommation joue elle aussi un rôle important. Une utilisation durable et circulaire des matériaux s’inscrit dans une bonne politique climatique.

Agriculture : les émissions liées à l’élevage doivent diminuer et l’horticulture en serre  doit passer à la chaleur verte.

Ces différents objectifs vont nécessiter une évolution des politiques publiques qui, à leur tour, pourront impacter notre façon de vivre et d’entreprendre. Nous en sommes conscients et y voyons aussi une opportunité.

10. Quelle ambition pour la politique climatique ?

Les autorités doivent faire le nécessaire pour maintenir le réchauffement nettement en-dessous des 2 degrés en visant 1,5 degré. C’est ce qui a été convenu dans l’accord de Paris sur le climat. Le dernier rapport du groupe international d’experts sur les questions climatiques (GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) indique clairement que les conséquences néfastes pour l’homme et la nature augmentent fortement avec un réchauffement compris entre 1,5 et 2 degrés de réchauffement.

Le GIEC indique également que les mesures volontaires actuellement envisagées par les pays signataires de l’accord de Paris mènent toujours à un réchauffement de plus de 3 degrés. Il appelle donc tous les pays à accroître leurs ambitions : ce n'est qu'ainsi que nous aurons une chance d'approcher 1,5 degré de réchauffement. La Commission européenne souhaite également que l'Europe soit climatiquement neutre d'ici 2050 et invite les Etats-membres à accroître leurs ambitions.

L'objectif final (la neutralité climatique d'ici 2050) est important, la vitesse à laquelle les émissions sont réduites l'est tout autant. C'est la quantité totale de CO2 que nous apportons dans l'atmosphère sur une plus longue période qui détermine l'ampleur du réchauffement final. Si la réduction du CO2 est plus rapide, la quantité totale de CO2 dans l'atmosphère d'ici 2050 sera nettement plus faible que si elle est réduite plus lentement. En effet, la quantité totale de CO2 que nous rejetons dans l'atmosphère aura un effet sur le réchauffement de la planète pour les décennies à venir. Il est donc conseillé de réduire les émissions de CO2 le plus rapidement possible.

Au niveau européen, les pays les plus ambitieux d'Europe, dont les Pays-Bas et la Finlande, par exemple, préconisent une augmentation de l'ambition européenne jusqu'à une réduction de 55 % d’emissions de CO2 d'ici 2030. Le Parlement européen et le Parlement fédéral ont également voté en faveur d'ambitions climatiques européennes plus élevées, avec une réduction de 55 % d'ici 2030.

Au niveau belge aussi, il faut agir. Une politique climatique ambitieuse vise à rendre la Belgique climatiquement neutre d'ici 2050 et, dans le même temps, il est opportun de réduire les émissions de CO2 le plus rapidement possible. Il est plus que temps, c’est le message.

11. Combien cette transition va-t-elle coûter et est-elle abordable ?

La transition nécessite d’importants investissements, évalués à certainement au moins 4 milliards d’euros de plus par an. Ce montant est nécessaire pour assurer des investissements dans la production d’électricité, les bâtiments durables, les transports et l’industrie.

Les autorités peuvent encourager ces investissements en réfléchissant à long terme, en faisant des choix et en s’y tenant. C’est pourquoi nous demandons l’élaboration d’une loi et d’un plan d’investissement : ceux-ci garantiront la stabilité – plus que nécessaire – à long terme. Le plan d’investissement pourrait mobiliser les économies et la capacité d’investissement des entreprises, veiller à ce que la fiscalité impose un prix sur la pollution, récompenser l’écologisation et rationaliser les investissements publics. Cette rationalisation passera par une analyse fine des investissements, il s’agira d’assurer une cohérence des choix en faveur du climat.

12. Investir 4 milliards d’euros de plus par an : s’agit-il vraiment d’un choix intelligent sur le plan économique ?

Oui, ce choix s’avère parfaitement intelligent.

Les investissements seront rentabilisés. En supprimant le pétrole et le gaz, nous économiserons, à terme, les milliards d’euros que nous dépensons chaque année pour acheter du pétrole saoudien ou du gaz russe. Une meilleure qualité de l’air permettra de faire reculer certaines maladies, comme des problèmes cardiaques et des cancers, entraînant une économie en matière de frais médicaux.

Ne rien faire nous coûterait d’ailleurs bien plus cher: les dégâts seront alors multipliés par 4 à 7. Les conséquences financières d’un réchauffement climatique trop important seront largement supérieures au coût de la transition vers une Belgique climatiquement neutre.

13. Pourquoi nous adressons-nous aux responsables politiques ?

Tout le monde contribuera naturellement à la cause, citoyens et entreprises comprises. Cependant, dans un premier temps, une politique s’avère indispensable pour veiller à ce que la société évolue dans son ensemble.

Les solutions existent déjà, mais nous avons besoin des autorités pour les déployer à grande échelle et les rendre accessibles à tout le monde.

Les autorités peuvent y arriver en réfléchissant à long terme, en faisant des choix et en s’y tenant. C’est pourquoi nous demandons l’élaboration d’une loi et d’un plan d’investissement : ceux-ci garantiront la sécurité – plus que nécessaire – à long terme.

14. Pourquoi la Belgique devrait-elle agir alors que le pays est si petit ?

Pour trois bonnes raisons.

Premièrement, parce que chaque pays doit apporter sa contribution. Les rues ne peuvent être propres que si chacun balaye devant sa porte.

Deuxièmement, parce que cet investissement en faveur du climat représente également un choix intelligent sur le plan sociétal et économique. Nous voulons que la Belgique participe à ce projet, qui entraînera notamment une activité économique durable, la création d’emplois et une meilleure qualité de vie.

Troisièmement, parce que la Belgique a ainsi l’occasion de devenir pionnière. Les solutions conçues par nos entreprises pourront être exportées dans le reste du monde.

De plus, la Belgique n’est pas un petit pollueur. Dans le monde, nous figurons dans le top 40 des pays affichant le plus d’émissions aussi bien par habitant qu’en termes absolus.

15. Comment concilier les coûts de la politique climatique avec les préoccupations des personnes moins aisées ?

Le personnel politique devra en tenir compte. Elle doit en effet mettre en œuvre une politique socialement juste. Le gouvernement doit donc s’assurer que les solutions soient envisageables, abordables et attrayantes pour chacun – jeune et vieux, pauvre et riche. Ceci est d’autant plus important que les premières victimes de la pollution et du changement climatique sont les personnes en situation de précarité.

Les mesures prises devront donc être socialement inclusives, en veillant à ne laisser personne à la marge de la société. En mettant en œuvre la transition vers une société climatiquement neutre, nous pourrons aussi améliorer les conditions de vie et la santé de chacune et chacun.

16. Cette politique climatique forte ne sera-t-elle pas mise en place au détriment de nos entreprises ?

Les entreprises sont demandeuses d’une politique climatique décisive et un cadre d’investissement à long terme, comme le prouve notre campagne. Plus de 100 CEOs de premier plan ont déjà adhéré à la campagne. Ils transmettent le message à leurs personnel, clients et aux responsables politiques.

Une politique climatique forte et intelligente peut préserver, voire améliorer la compétitivité de nos entreprises, en permettant d’exporter nos connaissances et de gagner en efficacité en ce qui concerne la gestion des matériaux et de l’énergie. La transition offrira de très nombreuses opportunités aux entreprises.

17. Qu’en est-il de la concurrence des États-Unis ou de la Chine, où les entreprises ne doivent pas suivre les mêmes règles qu’en Europe ?

Le gouvernement doit développer des mécanismes permettant d’éviter toute forme déloyale de concurrence, notamment via le dumping social ou environnemental. Par exemple, en tenant compte du prix du carbone, et ce, aussi pour les entreprises étrangères et celles qui importent chez nous.

18. Que peut-on faire individuellement pour protéger le climat ?

Le premier pas est de signer le mandat climatique sur signformyfuture.be et montrer aux responsables politiques que vous souhaitez une politique climatique forte et êtes prêts à les soutenir dans son élaboration. Seules les autorités peuvent définir un cadre qui assurera un avenir meilleur et garantira que nous devenions climatiquement neutres de manière réaliste et abordable. Collaborez avec vos amis et votre famille. Unissez vos forces pour un meilleur climat.

Vous pouvez également prendre un certain nombre de mesures à titre plus personnel.

Choisissez des entreprises qui soutiennent le développement d’une société sans carbone.

Vous pouvez par exemple facilement opter pour un fournisseur d’énergie durable.

Investissez votre argent intelligemment.

L’isolation, les panneaux solaires ou les placements durables sont souvent bien plus rentables qu’une épargne.

Vous pouvez aussi demander à votre banque d’investir vos économies ou vos placements de manière durable.

Veillez à consommer moins de pétrole et de gaz au quotidien. Vous pouvez par exemple :

  • marcher, prendre plus souvent le vélo ou les transports en commun
  • consommer des fruits et légumes de saison cultivés localement
  • ne pas prendre l’avion trop souvent, surtout pour de courtes distances
  • choisir un modèle électrique lorsque vous achetez une nouvelle voiture
  • opter pour une pompe à chaleur si vous faites des rénovations
  • manger moins de viande

19. Existe-t-il des lois sur le climat dans d’autres pays et sont-elle efficaces ?

Oui. En 2008, le Royaume-Uni a été le premier pays au monde à adopter une loi sur le climat. Depuis, la Suède, les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, la Finlande, la France, les Îles Marshall et le Mexique disposent également d’une telle loi.

En Belgique, la Wallonie a également adopté un décret climat, l’équivalent régional d’une loi. Mais rien n’existe encore à l’échelle de la Belgique.

De telles lois s’avèrent efficaces: sur les 5 pays de l’UE les plus avancés en la matière, 3 ont instauré une loi sur le climat: la Suède, les Pays-Bas et la France.

20. Qu’est-ce que le réchauffement climatique et quelles en sont les conséquences ?

Depuis la révolution industrielle des 18e et 19e siècles, l’utilisation massive du pétrole, du charbon et, plus tard, du gaz a entraîné une importante augmentation de la population et de sa prospérité. Aujourd’hui, nous avons cependant atteint la limite de cette croissance. En effet, l’utilisation de ces énergies fossiles libère beaucoup de gaz à effet de serre. Ces gaz forment une sorte de couche isolante autour de la planète, empêchant une partie de la chaleur de s’échapper et réchauffant la Terre.

À l’heure actuelle, nous enregistrons déjà un réchauffement global de plus d’un degré par rapport à 1850 et le réchauffement va de plus en plus vite.

Si au cours de ce siècle, le climat se réchauffe trop, nous serons confrontés à d’importants problèmes : hausse du niveau de la mer, tempêtes extrêmes avec inondations, feux de forêt, risques de guerres alimentaires, flux migratoires de masse depuis les zones les plus fortement touchées, etc.

En continuant les engagements volontaires actuels des Etats dans le monde, nous devrions connaître un réchauffement de plus de 3 degrés, ce qui aurait des répercussions désastreuses pour l’homme. C’est pourquoi il est urgent d’adopter une politique climatique forte en Belgique et dans le reste du monde afin que le réchauffement climatique reste nettement en-dessous des 2 degrés en visant 1,5 degrés maximum.

21. Est-il encore réaliste de vouloir lutter contre le réchauffement climatique ?

Oui, si les gouvernements du monde entier – et donc aussi celui de la Belgique – agissent maintenant.

À cet effet, nous devons nous débarrasser le plus vite possible du charbon, du pétrole et du gaz comme sources d’énergie pour notre industrie, notre production d’électricité, nos bâtiments et nos transports. Les alternatives existent déjà, nous devons à présent les déployer à grande échelle et les rendre abordables pour tout le monde :

transports en commun (électriques) plus nombreux et de meilleure qualité, véhicules électriques, énergies renouvelables, efficacité énergétique, chaleur verte et industrie propre.

Nous sommes conscients que les décisions politiques nécessaires pourront impacter notre façon de vivre, mais nous considérons que l’évolution vers une société climatiquement neutre nous offrira aussi, dès aujourd’hui, beaucoup d’opportunités à chacun d’entre nous. Même à court terme, cela mènera à plus d’activité économique durable, à la création de plus d’emplois, à une meilleure qualité de l’air et une meilleure santé pour nous tous.

22. Qu’est-ce que l’accord de Paris sur le climat ?

L’accord de Paris sur le climat est un accord conclu entre presque tous les pays de la planète, dans lequel ces derniers s’engagent à limiter leurs émissions et les risques liés au changement climatique. Ces pays souhaitent ainsi maintenir le réchauffement mondial nettement en-dessous des 2 degrés d’ici la fin du siècle, avec la limite de 1,5 degré comme objectif. À cet égard, chaque pays doit élaborer des plans pour le climat.

23. Quels effets du réchauffement climatique pouvons-nous attendre si le réchauffement tend vers les 2°C ou les dépasse ?

À l’heure actuelle, nous enregistrons déjà un réchauffement de plus d’un degré par rapport à 1850 et le réchauffement s’accélère de plus en plus. Au plus le climat se réchauffe, au plus nous serons confrontés à des problèmes graves : hausse du niveau de la mer, tempêtes extrêmes, sécheresses, inondations, feux de forêt, risques de guerres alimentaires, pression sur les ressources en eau, perte de biodiversité, flux migratoires de masse depuis les zones les plus fortement touchées, etc.

Nous ne voulons pas que nos enfants connaissent cet avenir. Nous devons maintenir le réchauffement nettement en-dessous des 2 degrés en visant 1,5 degrés. C’est pourquoi nous lançons l’initiative Sign for my Future. Signez pour un avenir où il fait bon vivre, en toute sécurité, pour nous et pour nos enfants. Saisissons les opportunités que nous offre cette transition: plus d’emplois, une meilleure qualité de l’air et une meilleure santé pour tous.

 

24. Faut-il donc arrêter de prendre l’avion ?

L’aviation a son importance et elle est essentielle à l’économie mondiale. Mais nous devons être conscients des dégâts que nous provoquons. Ne prenez l’avion que si aucune alternative concrète n’existe et ne vous envolez pas pour un week-end à l’autre bout de l’Europe juste parce que c’est bon marché.

Le fait que le kérosène ou le billet d’avion ne soit soumis à aucune taxe nous semble en effet étonnant. Il n’est pas normal de ne payer que 30 euros pour traverser l’Europe.

Un exemple : un billet de train est souvent plus cher qu’un billet d’avion. Cette situation doit changer. D’autres pays européens montrent que des alternatives existent. Par exemple, aux Pays-Bas, tous les trains roulent à l’énergie éolienne. Inspirons-nous des autres !

25. La présence d’entreprises dans la campagne ne risque-t-elle pas de mener à du greenwashing ?

Les dirigeants d'entreprise soutiennent eux aussi Sign for my Future. Ils souhaitent une loi climat, un conseil climat et un plan d'investissement. Cela ne fait que renforcer l'urgence de nos demandes.

Le fait que ces dirigeants d'entreprise soutiennent Sign for my Future ne veut pas dire que leur organisation fait déjà tout ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris. C'est une réalité que la campagne ne cherche pas à cacher.

Ce que les dirigeants d'entreprise montrent, c'est leur intention de participer à la construction d'une Belgique climatiquement neutre d'ici 2050, et de prendre leurs responsabilités. Ils demandent donc eux aussi une loi climat, un conseil climat et un plan d'investissement qui assure une certitude nécessaire dans le long terme. Et cela est nécessaire pour rendre cette transition réalisable.

Sign for my Future demande aux entreprises, associations, syndicats etc., de porter ensemble ce message. Sign for my Future ne contrôle pas cette communication au-delà. Dans aucune communication émanant de Sign for my Future n'apparaissent des logos d'entreprises ou d'organisations.

26. Quelle est la différence entre Sign for my Future et les autres initiatives impliquées dans le climat (#YouthForClimate, #ClaimTheClimate, enz.)?

Sign for my Future se veut une campagne très large et rassembleuse avec un objectif: obtenir qu’un maximum de citoyens signent pour une politique climatique plus ambitieuse. Nous portons trois demandes précises qui peuvent faire avancer les choses en Belgique.

Au-delà de ces demandes, nous ne souhaitons pas imposer les réponses. Nous considérons qu’un débat démocratique est nécessaire, au sein duquel beaucoup de voix doivent pouvoir s’exprimer, avec une attention forte des décideurs politiques.

Nous sommes donc conscients du fait qu’il existe d’autres initiatives importantes pour le climat, c’est une très bonne chose. Notre rôle est d’encourager tout le monde à s’impliquer pour le climat et à prendre part au débat sur les mesures concrètes.

Sign for my Future souhaite aussi toucher des gens et organisations qui ne sont pas encore impliqués, peut-être issus de cercles à priori moins conscientisés sur l’enjeu climatique. Les moyens mis en œuvre diffèrent avec d’autres initiatives, mais les demandes vont dans le même sens : que soit mise en place une politique visant à rester sous 1,5 °C de réchauffement.

27. Qui siège dans le comité de pilotage de l’asbl Mandat Climatique, l’organisation derrière Sign for my Future?

L’asbl Mandat Climatique a été créée par un groupe de citoyens qui se préoccupent des conséquences du réchauffement climatique sur le futur de leurs enfants. Ils partagent la conviction qu’une politique climatique forte est la clé d’un société climatiquement neutre.

Le comité de pilotage de l’asbl Mandat Climatique est composé de citoyens ayant de l’expérience professionnelle dans la protection de l’environnement, le marketing, les médias, la société civile, le monde universitaire ou le monde des entreprises. Les membres du comité de pilotage siègent à titre individuel et ne représentent en aucune manière l’organisation pour laquelle ils travaillent.

Le comité de pilotage est composé des membres suivants:

Herlinde Baeyens  

Mathias Bienstman

Davy Caluwaerts

Piet Colruyt

Annemie Goegebuer

Sylvie Irzi

Nathalie Guillaume

Antoine Lebrun

Noé Lecoq

David Leyssens

Céline Tellier

Julie Vandenberghe

Pascal Vermeulen

Koen Verwee (président)

Guy Weyns

Piet Wulleman

Tomas Wyns

Coordinateurs projets:

Karen Casteels

Anne-Sophie Dubrux

Charlotte Vroemans

28. D’où l’asbl Mandat Climatique tire-t-elle ses moyens?

Les agences de communication élaborent notre campagne de façon bénévole, les médias offrent des espaces publicitaires gratuits, et les membres du comité de pilotage travaillent intensément à ce projet de manière bénévole.

Pour la production de matériel de campagne, le fonctionnement de l’asbl Mandat Climatique, la coordination de projet et les conseils juridiques spécialisés, nous avons fait appel aux dons de particuliers, d’organisations de la société civile et d’entreprises. Les individus, organisations et entreprises qui ont fait un don l’ont fait par sympathie pour le projet. Les dons ne donnent aucun cas droit sur le contenu du projet ni de la campagne. De plus, aucun logo d’entreprise ou d’organisation n’apparaît dans la communication de Sign for my Future.

29. Quel document ont signé les CEOs ?

Dans le cadre d'une première rencontre organisée le 26 octobre 2018 par le comité de pilotage et le réseau de développement durable The Shift, ce mandat a été signé par de nombreux CEO's et capitaines de société.

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