Nos alliés sur la route vers le zéro émission nette en 2050

2019-05-29

Comme l’a montré le rapport du GIEC en octobre 2018, atteindre le zéro émission nette en 2050, c’est possible, également en Belgique (comme illustré par le récent rapport d’un groupe d’experts indépendants), à condition d’agir vite pour mettre en oeuvre une politique climatique ambitieuse. Dans cet article, nous examinons quelques outils pouvant aider à y parvenir.

La nature, une formidable alliée

Des solutions diverses et variées sont envisagées pour prendre soin de notre climat, notamment les énergies renouvelables ou des technologies innovantes. Nous perdons parfois des yeux un outil puissant (et peu coûteux) juste sous notre nez : la nature ! Connaissez-vous ses super-pouvoirs ? En voici quelques-uns :

-    Forêts, prairies, marécages, marais salants et zones côtières, autant de moyens naturels d’absorption des gaz à effet de serre. Selon une étude parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences, si nous mettons un terme à la destruction des forêts et des espaces naturels, nous pourrions réduire les émissions de gaz à effet de serre de 11,3 milliards de tonnes par an d’ici 2030. 37% des réductions d’émissions prévues seraient réalisées par des voies naturelles.

-    Les ressources naturelles peuvent nous protéger en cas de phénomènes météorologiques extrêmes, appelés à s’intensifier dans les années à venir, telles que des pluies diluviennes ou les fortes sécheresses. Elles peuvent ainsi absorber et stocker l’eau aussi longtemps que nécessaire et la restituer plus tard. On privilégiera pour cela les dunes plutôt que les digues.  

-    Les façades vertes, les arbres et les points d’eau font baisser la température des quartiers dans lesquels ils se trouvent.

Réduire rapidement et significativement nos émissions, une nécessité

Plusieurs outils ont été mis en place pour aider les acteurs à atteindre la neutralité climatique. Certains d’entre eux consistent à compenser les émissions de gaz à effet de serre enregistrées à un endroit en enlevant une quantité égale d’émissions à un autre endroit. Des systèmes d’échange de quotas d’émission internationaux ont ainsi vu le jour. La prudence est toutefois de mise pour diverses raisons :

  • Ces systèmes peuvent avoir des effets négatifs sur les communautés et les écosystèmes dans les pays tiers, en particulier au Sud, lorsqu’ils sont utilisés à l’échelle internationale.
  • Si, sur papier, les raisonnements mathématiques tiennent la route, les experts du GIEC reconnaissent eux-mêmes ne pas encore disposer de toutes les connaissances sur les cycles carbone et de captation des émissions, causant une certaine incertitude. Or, un mauvais calcul pourrait causer des pertes irréversibles pour notre planète, notamment en termes de biodiversité.

Pour ces raisons, certains Etats tels que le Royaume-Uni envisagent d’aller plus loin en visant le zéro émission nette domestique d’ici 2050, ce qui exclut les compensations d’émissions en dehors des frontières européennes.

Au vu de la complexité des enjeux et pour éviter un réchauffement trop important, viser une réduction significative et rapide des émissions reste dans tous les cas crucial et indispensable. C’est d’ailleurs ce que le Parlement fédéral belge a récemment demandé au Gouvernement.   

Source :

https://www.natuurpunt.be/nieuws/natuur-een-krachtig-antwoord-op-het-klimaatvraagstuk-20190321

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