Moins il y a de réchauffement, mieux c’est !

Sur le plan économique, la limitation du réchauffement à 1,5 °C bénéficiera à presque chaque pays. Elle nous permettra d’économiser quelque 30 billions de dollars de dégâts. Ces 30 prochaines années, les mesures pour faire baisser les émissions de CO2 coûteront 500 milliards de dollars en investissements annuels — soit jusqu’à 100 fois moins. C’est ce que révèle une étude publiée dans Nature.

Si nous parvenons à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, la plupart des pays (représentant 90 % de la population mondiale) en tireraient des avantages économiques.

Des données recueillies ces 50 dernières années indiquent que l’augmentation de la température a des répercussions négatives sur le PNB et d’autres paramètres économiques. Elle entraîne en effet une baisse de la productivité, de mauvaises récoltes et une augmentation des frais de santé.

Les chercheurs ont utilisé cette corrélation et 40 modèles climatiques internationaux pour établir une estimation du futur impact économique du réchauffement climatique. Résultat : si la Terre se réchauffe de 1,5 °C au lieu de 2 °C, nous pourrions économiser 30 billions de dollars en dégâts futurs.

« D’ici la fin du siècle, le monde sera 3 % plus riche si nous atteignons l’objectif de 1,5 °C au lieu de 2 °C. »

Marshall Burke, maître de conférences à l’université de Stanford

3 % plus riche, grâce à une économie de 30 billions de dollars. Au cours des 30 prochaines années, pour atteindre l’objectif de 1,5 °C, il faudra débourser 500 milliards de dollars. La question n’est donc pas de savoir s’il est économiquement judicieux de lutter contre le réchauffement climatique, mais si nous sommes prêts à penser à plus long terme, en « bons pères de famille ».

Les chercheurs ont été plus loin : un réchauffement de 3 °C — vers lequel nous fonçons — représente un coût supplémentaire équivalent à 5 à 10 % du PNB par rapport à une augmentation de 2 °C. Cette différence s’élève à plusieurs dizaines de billions de dollars.

Ils reconnaissent toutefois que ce type de recherche comporte de nombreuses incertitudes. Dans le même temps, il est pourtant clair que moins la Terre se réchauffe, mieux elle se porte. De plus, certains éléments difficiles à traduire en chiffres n’ont pas été pris en compte, comme les écosystèmes naturels dont nous avons besoin pour un air pur, une eau propre et des terres agricoles fertiles ou l’avantage pour la santé d’une utilisation réduite des combustibles fossiles.

Vous trouverez l’étude ici.

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